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samedi 3 mars 2012

Juke-box du samedi #4

Higelin'family by Peggy Imbeaud-Lesage on Grooveshark


The Higelin's family !

Quelle famille ! Quels talents !

J'aime le grand Jacques bien sûr, surtout... Son côté fou, son charme, son humour, tout ! Et sûrement le meilleur concert de ma vie aussi.

J'aime Arthur pour sa voix, son côté "Giant Jack" ;)

Et Izia, la "ptite dernière", pour sa pêche. Et je regrette encore d'avoir raté son concert...

samedi 25 février 2012

Juke-box du samedi #3

playlist #3 (the voices) by Peggy Imbeaud-Lesage on Grooveshark



Ces voix encore... je marche beaucoup aux voix, souvent plus qu'à la mélodie je crois...
Bref, cette semaine c'est du côté des hommes que je vous emmène.
Ces bonnes grosses voix, celles qui sentent bon le whisky, le café et les cigarettes ;)
Les "chanteurs-rocailleux" d'hier et d'aujourd'hui, qu'on aimerait bien écouter dans une arrière-salle de bar, accompagnés d'un piano uniquement, en sirotant une boisson d'homme (du whisky donc, eurk !).

Tom Waits, le maître suprême ; Soulsavers pour la voix de Mark Lanegan ; Arthur H, of course, l'héritier français de Tom ; et Arno, l'imbibé Arno, le personnage Arno !

Et un dernier, pour la route, qui n'est pas l'ami de Grooveshark, mais il l'est avec Youtube : Alvin & the 1015

mercredi 8 février 2012

Petit tour chez Mathieu

En voilà un dont on parle peu, voir même pas du tout et c'est bien dommage.
Mathieu Boogaerts est arrivé sur la scène française en 96 avec l'album Super et surtout son single (et formidable clip) "Ondulé". C'est le succès "surprise" car les textes intimistes et décalés chantés d'une voix douce ainsi que cette musique à la fois rétro et très lo-fi, bourrée d'influences africaines, ne laissaient pas présager un quelconque buzz autour de l'artiste. Pour ma part, je trouve l'album assez moyen et inégal mais il a ses aficionados alors je me tais !

Deux ans plus tard, il sort un album dans la même veine bien que plus énergique et surtout encore plus marqué par son goût pour un style musical "anti-commercial" alliant des synthés bontempiesque et des basses funky comme le montre le single "Comment tu t'appelles". J'en ai marre d'être deux est un flop total qui va beaucoup le marquer d'autant que c'est un album qu'il adore... et moi aussi ! Bref, viré de chez Island, il rentre dans l'écurie Tôt ou tard où officie un de ses mentors, Dick Annegarn.

Il revient au succès en 2002 avec son album 2000 qui saura faire le mix entre des pop songs accessibles et son univers habituel. Sans doute l'album le plus accessible par les néophytes et en plus, il y signe son chef d’œuvre "L'Espace". Suite à ça, c'est une grosse tournée qu'il entame, faisant les 1ères parties de Souchon et allant de nombreuses fois dans son pays d'adoption où il écrit beaucoup, l'Afrique.

Trois ans plus tard, marqué par un passage de remise en question et de doute, il sort Michel, un disque logiquement très intimiste accompagné d'un dvd très intéressant montrant son travail de composition. On l'y découvre tel qu'on l'imaginait, profondément mélancolique avec un humour doux-amer qui cache un caractère à la limite du dépressif que seul le titre hillarant "Siliguri" tente de nous faire oublier. L'album est à nouveau un échec et cette fois, même les critiques - pourtant jusque là fidèles - y vont de leur analyse sur l'ennui qui se dégage de l'album. Je l'ai vu pour la 1ère fois lors de cette tournée ; voir des grappes de 30 personnes se lever et s'en aller a été un choc pour moi tant le concert était super. Boogaerts prit cela avec humour... en tout cas devant le micro. Moi à ce moment-là, je ne peux m'empêcher de me dire qu'entre ce que j'ai vu sur le documentaire, ce que je sais des 3 ans d'absence post-2000, et ce qui se passe en concert, le Mathieu a signé son dernier album. J'en suis profondément attristé.

2008, Mathieu revient et c'est inattendu. I Love You est un virage détonnant. Trouvant le travail de songwriting trop sclérosant, Mathieu tente un positionnement original : construire les chansons à partir de rythmes de batterie sur lequel il devra composer. L'album dégage du coup une énergie proche de celle de son 2e album en encore plus développée. Les textes sont très marqués par l'anglais qui pointe ça et là, au bon vouloir d'une rime. Le tout est très original et sort clairement de l'aspect purement intimiste de la chanson française actuelle. S'il faut à l'auditeur habitué du bonhomme plusieurs écoutes pour apprécier totalement ce dernier opus et le retrouver, il ne pourra qu'en déceler toute les nuances et lui trouver finalement beaucoup de mélodies impeccables (dans des chansons presque essentiellement rythmiques et peu produites) comme le montre des chansons comme "Game Over" ou le sublime titre éponyme.
2e concert de bonhomme, salle comble - lui même est surpris - gros applaudissements et beaucoup de fous rires. Je ne sais pas comment les ventes ont été, mais les critiques, elles ont plutôt bien suivis cet album "pied-de-nez" et en ont parlé.

Gageons que, fort de retours positifs, le Mathieu reprenne du poil de la bête et continu sur sa lancée.