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vendredi 10 février 2012

Outland

O'Neil, un marshal se voit muter dans une station minière près de Jupiter. Là-bas, tout semble aller comme sur des roulettes en dehors d'une inquiétante vague d'accidents/suicides qui laisse pourtant tout le monde indifférent. Alors qu'il enquête, O'Neil découvre qu'une drogue qui, prise sur le long terme rend fou, est utilisée par les ouvriers afin d'augmenter leur rendement sous l'œil complice des autorités.


Outland réussit brillamment la conversion du polar et du western dans l'univers de la SF. Ainsi, Peter Hyams nous offre une sorte de mix spatial entre le train sifflera 3 fois (un shérif isolé qui se retrouve avec un contrat sur la tête) et Serpico (le flic seul et déterminé qui cherche a démanteler un énorme réseau de corruption qui touche même ses plus proches collègues).
Ajoutons à cela une atmosphère claustrophobique très prisée dans la SF du moment (voir Alien), renforcée par une utilisation pertinente des studios et décors minimalistes, un héros qui assume un passé que l'on devine chargé en cherchant à s'améliorer quitte à y passer, et on obtient une des meilleurs productions de l'année 81, et un très beau rôle pour Sean Connery qui porte littéralement le film sur ses épaules.


lundi 6 février 2012

Keoma

 Keoma, un métis adopté, revient de la guerre et trouve sa région ravagée par la peste et gouvernée d'une main de fer par un riche propriétaire et ses 3 propres demi-frères. Keoma, dans un élan de justice suicidaire décide de libérer son peuple.






En 76, le western italien est un genre à l'agonie dont Keoma symbolise à merveille le chant du cygne. Mâtiné de fantastique - souvent présent dans le western transalpin - grâce entre autres à la présence de la mort incarnée par une vieille femme dont Keoma semble être le bras armé, ce film est résolument l'une des pièces maîtresses du cinéma bis italien.
L'atmosphère mystique du film est soutenue par de nombreux éléments ; une bande son folk-hippie répétitive (que certains détestent d'ailleurs), un brume constante, de superbes flash back intégrés à l'action présente (la touche Castellari), une crucifixion, des ralentis funestes à la Peckinpah... Comme dans tous les western italien, le héros va beaucoup souffrir et se sacrifier à son idéal (ici bien plus idéologique à l'inverse des héros habituels qui se battent pour de l'argent) pour finalement vaincre. Mais la victoire est sombre car elle laissera le héros bien seul avec comme seul étendard sa liberté et à fortiori, celle des hommes en général. Ce n'est pas rien, mais ça ne laisse pas beaucoup d'espoir à la communauté...

Si la figure christique et hippie de Keoma et les thèmes abordés tendent à rendre le métrage original, il ne s'inscrit pas moins dans la tradition du western italien dans sa violence exacerbée. Mais surtout, on y trouve de nombreux clins d'œil faisant directement référence à l'autre grand western italien : Django (avec le même Franco Nero) et cela parfois à la scène près. C'est d'ailleurs tellement évident qu'on pourrait presque croire que c'en est la suite directe ; de l'anarchisant Django des 60's naîtra l'humaniste Keoma des 70's. Dans tous les cas, un héros seul qui traîne la mort avec lui, la répand et repart meurtri. Si on aime le jusqu'au boutisme du 1er, on appréciera dans le second le fond qui comme la forme a été chiadé (malgré un scénar qui, dans les deux cas a été écrit au jour le jour par tous les membres de l'équipe) par un Castellari en grand forme qui nous montre, encore une fois, qu'à défaut d'être un artiste comme certains de ses confrères, c'est un artisan de talent, un réalisateur au service de son histoire.

Une merveille tout simplement !

mercredi 25 janvier 2012

Vorace

Le capitaine John Boyd, lâche vainqueur d'un conflit américano-mexicain se voit affecté un poste au fin fond d'un fort californien géré par une bande de militaires incompétents. Un soir, un mystérieux inconnu au bord de la mort, leur raconte sa mésaventure auprès d'un militaire cannibale qui aurait dévoré presque tous ses compagnons. La troupe décide de partir à la recherche d'une éventuelle survivante, accompagnée par le fameux inconnu...

Bon Appétit s'exclame Robert Carlyle en fin de métrage. Un conseil bien avisé pour ce film qui sent bon le sang coagulé, les gargouillements intestinaux et, éventuellement la sueur du cow-boy affamé sous les flocons de neige californiens.
Oui, après un tel film, on se sent l'âme poétique messieurs dames et bizarrement, aucune envie de devenir végétarien. Alors quid de ce film qui fut un bide à sa sortie ?
Que du bon en réalité, mais il faut croire que la miss Bird est maudite car tous ses réalisations furent boudés à tort. Essayons donc aujourd'hui de réhabiliter ce western horrifique, ce survival de l'ouest ou que sais-je encore.
Vorace est donc un mélange des genres - et des références - comme on en voit peu. Ainsi, alors qu'il revisite un nombre incalculable de films, allant du bis italien jusqu'aux productions fauchées américaines, pas une minute ou presque, nous ressentons ce passif, tant la réalisation est magistrale et le scénario inventif. Tendu comme un slip amidonné, le spectateur sera aussi ballotté avec un plaisir dans différentes ambiances ; ça commence comme un mix de Danse avec les Loups et du Grand Silence, ça continue comme un Delivrance, et se termine par un thriller machiavélique et revanchard. De même, alors que l'aspect dramatique domine tout le métrage, une pointe d'humour noire amenée par le grand Carlyle vient parfois poindre son nez en un naturel désarmant soutenu par une BO décalée.
On ne peut pas reprocher grand chose à ce film. La mise en scène est superbe, évitant soigneusement le racolage potentiel du film de cannibales, les décors somptueux, les acteurs hyper charismatiques... Reste un final un chouïa consensuel où la morale est sauve, alors qu'on aurait pu imaginer sans mal quelque chose de plus radical.

vendredi 18 mars 2011

Le bon, la brute et le cinglé

Dans les années 30 en Mandchourie, un discret échange de carte et de devises entre des hommes d'affaire se termine en bain de sang suite à la participation de 3 personnages qui ne vont plus arrêter de se courir après ; le cinglé possède une carte aux trésors que doit récupérer la brute, qu'un chasseur de prime cherche à tuer. Tout cela serait presque simple sans l'intervention de l'armée japonaise, de gangsters et autres criminels...


Si cela n'a rien d'original sur le papier, c'est sans compter sur la virtuosité technique du réalisateur et l'hystérie qui va être présente pendant plus de 2 heures sans aucun temps mort ou presque. En effet, Kim Jee-Woon va nous présenter un spectacle violent et drôle d'une rare intensité, accumulant les morceaux de bravoure (on retiendra en particulier l'irrésistible scène du marché fantôme) dans un apparent bordel et un montage hyper nerveux.

mercredi 16 mars 2011

True Grit

Le père de Mattie Ross vient d'être tué par un de ses employés qui s'est lâchement enfui en territoire indien. Armée de son courage et de quelques dollars, celle-ci décide d'engager un marshall bourru mais efficace afin de l'attraper et de le faire assigner en justice.






Rien de neuf sous le soleil, les frères Coen se contentant de surfer – certes avec talents - sur la vague des westerns contemporains néo-réalistes, plutôt avares en action (mais quand il y en a, c'est assez brutal), et au rythme d'un cheval au pas derrière de belles images de paysages encore assez vierges. Seuls le ton volontairement humoristique et le côté verbeux sont les véritables plus-values par rapport au reste de la production mais quelque part, on en attendait pas moins de leur part...

samedi 27 novembre 2010

Blindman

Un pistolero aveugle (sic) a un contrat pour amener 50 femmes (re sic) au Texas. Domingo, mexicain barbu et frère d'un batteur anglais (re re sic), lui les fauche afin d'alimenter le bordel de sa sœur qui sent bon la sueur et la testostérone.






On le sait, le western spaghetti a aussi produit pas mal de purges. Ce film, contrairement à sa réputation n'en est pas une, bien qu'il suinte par tous les pores le bis et l'exploitation à bout de course.
On est en 71, et bien que le western italien a encore quelques années devant lui, peu d'œuvres notables du genre apparaîtront dans cette décennie pattes d'eph'. Il n'empêche, il est encore tôt et même si l'ère des western fayots et polars ritals arrive à grand pas, de sympathiques films de cow-boys décomplexés vont encore poindre, et Blindman en est.
Partant d'un postulat totalement ahurissant qui donne l'impression qu'on a vraiment fait le tour de la question - non mais sérieusement, un pistolero aveugle - et qui reflète bien finalement le genre spag', à savoir "on tient une idée, brodons autour", ce film ne sait jamais trop jusqu'où aller.
Le ton général est assez second degré - heureusement - mais est rarement drôle volontairement ; plusieurs fois, Blindman, héros qui a tout prit à Renaud Séchan, nous sort avec un œil complice quelques blagounettes très nazes et certaines situations comiques frisent le cinéma franchouillard gaulois. Cela a sans doute fortement contribué à sa mauvaise réputation - ajouté à cela la présence de Ringo Starr qui accumule les bisseries à l'époque ça n'arrange rien (bien qu'il ne soit pas plus mauvais que la moyenne et qu'il est de tout façon doublé en italien).

Pourtant, ce serait malhonnête de ma part de dire que l'idée du pistolero aveugle ne m'a pas fait hurler de rire, de même que la longue intro où, sur son cheval, notre héros aux yeux fatigués fait des tours de patelin montrant clairement qu'il ne sait pas où il va. Ainsi, lorsque le film exploite la cécité du héros, il fonctionne plutôt bien ; c'est au cheval qu'on donne les directions à suivre, en pleine bagarre finale, Blindman se vautre dans les escaliers (ça a l'air d'ailleurs très vrai et naturel sinon ce serait pas drôle), Ringo demande qui a tué ses copains et l'autre lui répond qu'il n'a rien vu, ou encore à la fin, il croit avoir gagné alors qu'un général mexicain se barre avec les nanas etc... De même, le héros à beau être un pistolero hors pair - il a une sacré ouïe - il se balade toujours en tenant quelqu'un ou la queue de son cheval pour pas se paumer ou se manger un mur.
C'est con, mais je suis assez client...
Pis y a un truc hallucinant qu'il serait criminel de ne pas révéler au grand jour, c'est les sous-fifres du vilain barbu ; habillés et coiffés en un mix post-nuke / post-rambo, il faut bien admettre qu'ils sont sacrément en avance sur leur temps. La mauvaise foi nous inciterait presque à dire qu'on tient là une putain d'innovation méconnue et qu'il est temps de réhabiliter ce film...
Reste qu'honnêtement, c'est trop long pour un western humoristique, que le héros a le charisme d'une huître normande et que sans les apparitions de 50 paires de seins et de fesses, et d'une armée mexicaine flinguée à la mitrailleuse de circonstance, on s'ennuie un peu.
M'enfin, ça reste honnête dans la démarche et assez absurde
dans l'idée (ou con selon votre humeur) pour qu'on se réjouisse d'être témoin d'un pareil film.

jeudi 23 septembre 2010

El topo

Hors-la-loi, El Topo défit pour l'amour d'une femme les Quatre Maîtres du Désert. Les ayant vaincus, sa conscience s'élève jusqu'à ce que sa femme le trahisse. Sa nouvelle vie d'homme saint commence alors, et El Topo s'engage dans la libération d'une communauté de parias.







Difficile de parler d'un tel film en une petite chronique tant il y a de nombreuses lignes de lecture et tant le film a été maintes fois analysé, décortiqué créant autour de lui un véritable culte.
Beaucoup de choses donc, dans ce film qui réuni le western, la spiritualité, la philosophie, le récit initiatique et picaresque, tout cela mêlé à une imagerie baroque, violente, parfois gore...
On ne s'étonnera donc pas si ce film rameutera à sa sortie les hippies d'un côté et les amateurs de cinéma de genre de l'autre.
Plusieurs lectures comme je le disais mais toutes se développent en parallèle, ce qui rend le métrage d'autant plus étrange ; du western latin classique, Jodorowski retient un pistolero presque invulnérable qui, attiré par le futile (admiration, amour charnelle, gloire), se libèrera en devenant la sauveur du peuple outragé à travers le sacrifice - en fin de compte, le schéma classique. A côté de ça, on ne peut s'empêcher, face à l'aura mystique que revêt le film, de voir la mise en image de la figure christique devant ce cowboy chevelu et barbu qui sera trahi, laissé pour mort, ressuscité et finalement porte parole de la tolérance au côté du peuple qui souffre. Ironiquement, c'est aussi finalement un film extrêmement critique vis à vis de la religion car elle amènera le peuple à mourir et son leader à reprendre le fusil pour une vengeance froide qui se terminera par son suicide.
Bref, c'est un film très riche doté de scènes inoubliables, qui dit beaucoup sur l'humanité (grâce entre autres aux 4 duels initiatiques, véritables leçons de vie) et qui n'hésite pas à utiliser des figures très différentes afin de soutenir son propos ; beaucoup de personnes handicapés et/ou difformes rythment le récit, ainsi que le thème du cirque (les freaks encore, mais aussi les différents "spectacles" que la ville va offrir ou la bande son...), ou celui de passage à l'âge adulte...
Totalement fascinant bien que parfois daté, on ne peut rester insensible devant ce film incroyable, véritable ovni, dont le rythme et l'étrangeté risquent par contre d'en ennuyer plus d'un.

mardi 7 septembre 2010

La trilogie Zapatiste de Franco Nero


Après Django (et dans une moindre mesure, Le temps du Massacre de Fulci), Franco Nero est devenu une star du western italien. En alternance avec des films plus sérieux il va se tourner vers le western "léger" qui préfigure le western burlesque qui attend un autre blond aux yeux bleus pour débarquer. Toutefois, l'époque n'est pas encore à la farce donc les 2 premiers volets, réalisés par le "grand" Corbucci, de ce que j'appelle la trilogie zapatiste alterneront la violence graphique, l'anarchisme pur et la comédie. Le 3e volet cependant, réalisé par un tâcheron de cinéma italien sera par contre totalement humoristique - Terence Hill  étant passé par là avec le succès que l'on sait - et pas franchement génial.

Je parle donc évidemment d'El Mercenario (1968), de Campaneros (1970) et de Viva la Muerte Tua ! (1971).
Quel est le lien entre ces 3 films ?
-Franco Nero qui joue respectivement un polonais, un suédois et un prince russe.
-Un arrière plan politique mexicain
-Un duo formé d'un plouc mexicain attiré par le fric qui devient révolutionnaire engagé et d'un étranger attiré par le fric qui devient solidaire à la fin ou pas !

Face à ces films, nous sommes réellement devant la classe Nero qui cabotine avec des sentences assassines, s'habille de manière incongru et joue de la mitrailleuse comme s'il avait joué dans Django - ce qui, coup de bol est le cas ! Évidemment, à chaque fois, on a soigné le casting qui accompagne ; Toni Musante, Jack Palance, Tomas Milian ou Eli Wallach.

Alors bien-sûr, on ne s'étonnera pas que le scénario est à peu de choses près le même entre les 3 films (en particulier les 2 premiers qui s'avèrent être peu ou prou l'original et le remake), à savoir un peon cabotinant qui accompagne un étranger malin à la recherche d'un trésor servant à la fois pour aider une révolution et payer le fameux étranger. Pourquoi donc perdre son temps à regarder 3 films identiques ?
D'abord pour le plaisir pur qu'ils procurent. Ces métrages sont de vrais petites perles jubilatoires italiennes où ça cabotine à coup de phrases qui tuent et ça dézingue une armée entière avec une balle. Bref, tout ce que l'on demande. En plus, chaque film apporte ce que l'autre n'a pas.
El Mercenario est plus classe (Nero ne sera d'ailleurs jamais aussi bien habillé), plus nuancé, son discours politique tient bien la route et comme c'est le 1er, on a l'effet de la surprise. Campaneros, en bon second, saura mélanger la grâce du 1er et la bonne humeur du 3e avec en prime un Tomas Milian parfait et une chanson made in Morricone jouissive (mon préféré). Viva la Muerte... tua, lui, c'est un peu le bonus. Il est clairement moins bien et too much, mais nous permet de nous vautrer joyeusement dans la gaudriole tout en s'amusant à nous faire dire régulièrement : "Ah, ce Franco Nero !" ou encore "Et mais c'est la même chose que dans Le bon la brute et le truand, non ?" etc...

Qu'attendez-vous donc pour vous procurez et regardez ces films sans prétention qui suintent le spaghetti jusque dans la couverture de ses dvd ?

Tire encore si tu peux

Django (pour l'exportation anglaise car il n'a pas de nom en vrai), un métis, est laissé pour mort par ses complices qui ont refusé de partager avec lui l'or qu'ils avaient volé après avoir massacré un peloton de militaires. Soigné par deux indiens, il court après sa vengeance, mais les habitants du village où ses complices sont arrivés leur ont déjà réglé leur compte. Qu'est devenu l'or ? C'est ce qui intéresse Sorro, petit potentat local dont l'armée privée est composée de chemises noires homosexuelles quelque peu sadomasochistes...


Un pistolero zombie ? Oui contre tout attente, c'est possible en 67.
Western fort étrange ; sans doute le spaghetti le plus bizarre qu'il m'ait été donné de voir - et j'en ai vu un paquet. Il y a une forte influence baroque et parfois fantastique dans la production italienne comme on peut le voir dans Django (et ses - fausses - suites) ou aussi dans Keoma, mais jusque là, tout était fait par petites touches ; des brumes sordides, des personnages secondaires fantomatiques, une morbidité assumée et des cadavres volant au ralenti en pagaille.
Ici, dès le démarrage, la cadre du western italien est bousculé. D'abord on voit deux indiens - fait rare dans les spag - qui farfouillent le sol, découvrent des restes de vêtements et parallèlement à coup de cuts brutaux - effet fort présent pendant tout le métrage - on découvre un Tomas Milian sortant de terre, blanc de sable/poussière. Les indiens le sauvent (?), pendant qu'un flash back nous montre la joyeuse exécution responsable de la mort du héros. Alors qu'il recouvre le vie, les indiens font clairement comprendre qu'ils vont l'aider à accomplir sa vengeance s'il leur explique comment est l'au delà. Pas de doute possible, ce mec est bien mort. S'ensuit une lente vengeance quelque peu avortée car ses tueurs sont déjà morts quand il les trouvent (tuerie peckinpesque au possible d'ailleurs).
Ovni donc. Film de vengeance sans vengeance où le héros va tout faire pour enterrer ses ennemis car, dixit les indiens, maintenant qu'ils sont morts, ce sont ses frères - énorme ! Parallèlement, film typiquement leonien des débuts avec 2 "gangs" qui s'affrontent pendant que le héros fait des aller/retours de l'un à l'autre. Et puis mélange de genre incroyable avec des scènes gores (scalp, or qui fond sur la tête d'un homme, balles qu'on retire avec les doigts), des scènes fantastiques avec une profanation de cimetière bourrine en pleine nuit, une femme présumée folle qu'on croirait sorti d'un giallo.... Et puis ce gang dont l'homosexualité virile est à peine voilée.
Un bon western à voir donc malgré quelques défauts dommageables qui empêchent le film d'être un classique - sinon historiquement avec son interdiction aux mineurs ainsi que le fait qu'il fut retiré des cinéma au bout de 3 jours. Peut-être y a-t-il trop de choses dans ce film, peut-être est-il trop long... Le rythme est parfois bancal...Allez savoir. Toujours est-il que certains mystères tombent à plat alors que des scènes sont tout bonnement géniales.
Tomas Milian dans un de ses 1ers rôles notables est étonnant de sobriété, mais bourré de charme !