Quelque part en Irlande… Une femme hurle de douleur. Ce n’est pas à cause de l’accouchement. Elle a tout simplement peur du bébé qu’elle est en train de mettre au monde. On dit parfois que tous les enfants sont des créatures de Dieu. Pas dans ce village. Une famille américaine en voyage dans la région va découvrir la vérité sur cet endroit coupé du monde. Mais les habitants sont décidés à tuer pour préserver leur secret…
Ah, la consanguinité, elle en aura inspiré des films !
On continu donc dans le DTV avec ce film fauché qui a fait tous les festivals sans jamais repartir avec quoi que ce soit et qui se passe, une fois n'est pas coutume, en Irlande.
Doté d'un pitch d'une banalité à faire frémir Francis Lalanne mais pas dépourvu de personnalité, Plague Town cherche toutefois à sortir des sentiers battus en mélangeant allégrement les genres et les styles. Entre survival, slasher, poésie gothique et gore qui tâche, le plat s'avère largement indigeste d'autant plus à cause d'une réalisation très très mauvaise (et je suis poli).
Filmé à truelle, ce film n'arrive jamais à imposer ses quelques bonnes scènes et idées - masques malheureusement peu exploités, mises à mort dans les bois avec rite et pendaison, villageois space, 2/3 apparitions enfantines dans la brume - celles-ci étant noyées systématiquement dans une mixture foireuse ; réactivité des personnages aussi passive qu'absurde, dialogues affligeant, incohérences, maquillages made in Mattei et montage image/son brutal, frisant l'amateurisme. Depuis l'introduction faussement mystérieuse mais vraiment ratée, jusqu'au pré-final sauvage de type overkill, on oublie vite la raison de notre visionnage nous fichant bien du devenir de ces héros aussi attachants que les bas de ma grand-mère. On est donc régulièrement pris la main dans le sac - ou plutôt les yeux sur la montre - en attendant une fin qui... s'avère elle bizarrement plutôt bonne et sacrément noire (bien que prévisible).
Bref, pas grand chose à se mettre sous la dent dans cette série B qui malgré toutes les bonnes intentions du monde, n'arrive jamais à nous intriguer.

1 commentaire:
J'ai bien aimé l'image et l'ambiance moi!! LOL
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