En Australie, 3 jeunes gens s'en vont faire du trekking dans le bush. Alors qu'ils admirent le Wolf Creek, un immense cratère causé par une météorite, leurs montres et surtout leur voiture tombent en panne. Heureusement pour nous et pas pour eux, un sympathique autochtone qui passait par là se propose de les aider. Apparemment peu connaisseurs en matière de survival, le trio accepte et se prépare donc sans le savoir à de longues et douloureuses heures de souffrance...
On a tendance à souligner l'importance du torture-porn pour les années 2000 qu'on en oublie trop vite le revival très prolifique du survival (sans doute parce que ça fait moins jaser). C'était pourtant logique que les deux (ré)apparaissent en parallèle car dans les deux cas, on torture avec plaisir. Quelle décennie de sadiques !
Ce Wolf Creek ne déroge donc pas à la règle même s'il est très économe en matière de souffrance physique. On le voit bien dès le démarrage, McLean tente - d'ailleurs bien - de faire original.
Paysage australien qui devient un véritable personnage à la manière du désert californien de Gerry, les jeunes sont étonnamment matures et réalistes ce qui pour une fois crée en nous une véritable empathie, un méchant seul (alors que les survival aiment bien les bandes/familles)....
Du coup, on a une première heure d'introduction très agréable, qui prend le temps comme nos héros le font. On participe aux moments d'intimité avec plaisir et puis, au moment où l'on commence à se souvenir qu'on avait mis un dvd d'horreur dans le lecteur, l'action démarre.
Il y a donc l'avant feu de camp - véritable climax du métrage - et l'après où l'on rentre dans l'horreur.
Dire que la 1ère partie est meilleure que la seconde est malheureusement - pour ce type de film - une évidence. Certes, la suite n'est pas mauvaise, loin de là mais elle n'égale pas l'ambiance et la réussite de la 1ère.
Comme je le disais plus haut, Wolf Creek est très économe sur l'horreur visuelle et à la limite, il aurait été encore mieux qu'il en soit totalement exempt. Pourquoi ? Parce qu'on y croit pas trop tout simplement car ce chasseur - aussi taré qu'il puisse être - ne dégage pas cette cruauté là. D'abord c'est un chasseur et le réalisateur l'oublie pendant presque tout la 2e partie. Or un chasseur, il aime le défi et la traque. Lui rajouter une tendance à la torture physique (longue qui plus est) est très dommageable car elle annihile le potentiel original que l'on pouvait attendre du bonhomme.
Au moment du feu de camp, on comprend que deux mentalités/générations se confrontent et ne se comprennent pas. On ressent violemment le pouvoir flippant du chasseur et sa manière de manipuler verbalement. Et c'est ainsi que ça aurait dû continuer : de la torture mentale et une bonne chasse à l'homme. Mais non, on est dans un survival et du coup, on a un hangar craspec, on met plein de morceaux cadavres dans le décors, on ligote les jeunes, les mutile... Si ce passage n'est pas si long en réalité, il dessert beaucoup le métrage car il surfe sur des poncifs qu'il semblait vouloir éviter et bouffe de la pellicule pour le reste.
Heureusement, les nanas s'évadent et là, ça devient plus intéressant car notre bonhomme va faire ce qu'il sait faire le mieux ; prendre son mal en patience, observer, traquer et faire feu.
Si vous avez bien suivi, vous comprendrez aisément que cette partie de chasse à l'homme est malheureusement très courte car le film est déjà bien avancé et du coup on est bien frustré que tout cela soit expédié trop vite.
On garde en revanche cette image d'un homme à l'affût, le soleil derrière le chapeau... attendant d'autres proies.
Ce Wolf Creek ne déroge donc pas à la règle même s'il est très économe en matière de souffrance physique. On le voit bien dès le démarrage, McLean tente - d'ailleurs bien - de faire original.
Paysage australien qui devient un véritable personnage à la manière du désert californien de Gerry, les jeunes sont étonnamment matures et réalistes ce qui pour une fois crée en nous une véritable empathie, un méchant seul (alors que les survival aiment bien les bandes/familles)....
Du coup, on a une première heure d'introduction très agréable, qui prend le temps comme nos héros le font. On participe aux moments d'intimité avec plaisir et puis, au moment où l'on commence à se souvenir qu'on avait mis un dvd d'horreur dans le lecteur, l'action démarre.
Il y a donc l'avant feu de camp - véritable climax du métrage - et l'après où l'on rentre dans l'horreur.
Dire que la 1ère partie est meilleure que la seconde est malheureusement - pour ce type de film - une évidence. Certes, la suite n'est pas mauvaise, loin de là mais elle n'égale pas l'ambiance et la réussite de la 1ère.
Comme je le disais plus haut, Wolf Creek est très économe sur l'horreur visuelle et à la limite, il aurait été encore mieux qu'il en soit totalement exempt. Pourquoi ? Parce qu'on y croit pas trop tout simplement car ce chasseur - aussi taré qu'il puisse être - ne dégage pas cette cruauté là. D'abord c'est un chasseur et le réalisateur l'oublie pendant presque tout la 2e partie. Or un chasseur, il aime le défi et la traque. Lui rajouter une tendance à la torture physique (longue qui plus est) est très dommageable car elle annihile le potentiel original que l'on pouvait attendre du bonhomme.
Au moment du feu de camp, on comprend que deux mentalités/générations se confrontent et ne se comprennent pas. On ressent violemment le pouvoir flippant du chasseur et sa manière de manipuler verbalement. Et c'est ainsi que ça aurait dû continuer : de la torture mentale et une bonne chasse à l'homme. Mais non, on est dans un survival et du coup, on a un hangar craspec, on met plein de morceaux cadavres dans le décors, on ligote les jeunes, les mutile... Si ce passage n'est pas si long en réalité, il dessert beaucoup le métrage car il surfe sur des poncifs qu'il semblait vouloir éviter et bouffe de la pellicule pour le reste.
Heureusement, les nanas s'évadent et là, ça devient plus intéressant car notre bonhomme va faire ce qu'il sait faire le mieux ; prendre son mal en patience, observer, traquer et faire feu.
Si vous avez bien suivi, vous comprendrez aisément que cette partie de chasse à l'homme est malheureusement très courte car le film est déjà bien avancé et du coup on est bien frustré que tout cela soit expédié trop vite.
On garde en revanche cette image d'un homme à l'affût, le soleil derrière le chapeau... attendant d'autres proies.

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