mercredi 8 février 2012

Black Swan

Nina, ballerine de 28 ans, partage son temps entre ses répétitions et une mère castratrice dans un souci constant de perfection. Alors que le "Lac des Cygnes" va être réinterprété par sa compagnie, Nina donne tout ce qu'elle peut pour hériter du rôle titre. Cependant, celle-ci devra jouer à la fois la cygne blanc et le cygne noir et pour cela, il faudra qu'elle réussisse à affronter sa part sombre - et Lily, une jeune danseuse fougueuse...

Afin de dissiper les doutes qui vous assaillent et pour vous éviter de lire le reste de cette chronique s'il n'y a qu'une chose qui vous intéresse : est-ce que ça vaut vraiment le coup ce film ? Oui, ça vaut vraiment le coup.


Ça, c'est fait.
Bon, visuellement, c'est superbe - on aura rarement aussi bien filmé des scènes de danse - et souvent virtuose. Thématiquement, c'est riche et bien traité, Aronofsky n'hésitant pas à faire le tour de la question en développant son intrigue sur plusieurs niveaux à travers un travail centré sur la dualité (personnages, sentiments, maturité...). Le tout, accompagné d'une B.O et d'une chorégraphie de circonstance, étant qui plus est brillamment interprété (la distribution est parfaite et bourré des sous-entendu entre les rôles et les acteurs) difficile de faire la fine bouche.
Bref, un très très bon film... dur et classique. La classe américaine...

Reste que, je ne sais pas si c'est un reproche, un bémol ou je ne sais quoi, vu la réussite objective de l'ensemble, je trouve que le film manque quand même d'un petit quelque chose, le truc en plus qui installerait définitivement le métrage dans l'histoire, la claque qu'on attend et qui ne vient pas - ou brièvement. De l'audace peut-être ; sa linéarité et sa prévisibilité totale (pour n'importe quel adulte normalement équipé cérébralement) l'empêche d'atteindre le chef d'œuvre qu'il avait tout pour être.
Un plus grand développement de l'aspect fantastico-horrifique aurait peut-être suffit, ou alors moins d'évidence scénaristique... Honnêtement je ne sais pas, car globalement ça reste subtil et le mélange des genres est bien dosé.
Toujours est-il qu'on frôle tellement la perfection qu'il est frustrant de ne pas l'avoir atteint.



Aucun commentaire: