mardi 7 février 2012

Dexter (saison 6)

On avait laissé Dexter dans un rôle de Pygmalion frustré (à l'instar de la saison 3) ; en effet, sa jolie protégée Lumen, l'avait laissé en plan.
Qu'à cela ne tienne, le bougre continu ses sanglantes mises à mort pendant que sa gentille nouvelle voisine babysitte son p'tit blondinet. Évidemment, comme à chaque saison, un nouveau serial-killer entre en piste - putain Miami, ça craint là-bas. Celui-ci est un envoyé de Dieu et met en scène religieusement d'horribles tueries pieuses (Seven inside).


Alors, après une saison 4 qui s'était finie en apothéose, les fans que nous sommes avions espéré que la 5e clôturerait de façon magistrale cette excellente série sans s'éterniser.
Or pas du tout. Face au succès, ils ont balayé 2/3 suspicions qui foutaient Dexter dans la merde et nous avaient offert une saison sympathique quoi qu'assez inutile. Rebelote donc pour cette 6e, en pire ce coup-ci, étant donné que devant la très mince enquête, ils ont surchargé le tout de sous-intrigues parfois bien inintéressantes. Ajoutons à cela, l'anti-charismatique Colin Hanks en bad guy et vous obtenez sans aucun doute la moins bonne saison de la série
Certes, la qualité globale est toujours là, les meurtres pas piqués des hannetons et comme à chaque fois, la saison développe les réflexions de notre cher Dexter (ici l'aspect religieux). Bref, heureusement, on ne s'emmerde pas et on y trouve toujours notre plaisir. Pour autant, tout cela sonne comme de la redite et il est grand temps de clore cette série avant qu'elle ne se sabote toute seule.
On conservera toutefois le dernier épisode culotté et cette fameuse réplique déjà culte : "I am a father... a son... a serial killer".
Mais c'est quand même un peu maigre...

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