vendredi 24 février 2012

La liseuse



Paul Fournel chez P.O.L


L'éditeur Robert Dubois se voir remettre une liseuse. C'est plus pratique pour transporter les manuscrits qu'il a lire pendant le week-end...Une poésie d'anticipation !



Extrait : - Imagine, lui dis-je, que je veuille te prêter un livre. Si je donne ma liseuse, non seulement je n'aurai plus rien à lire moi-même, mais, te connaissant, je crains que tu n'en lises un autre parmi ceux qui sont à l'intérieur. Que faire ?- La solution est simple, tu m'offres une liseuse (ce qui, par parenthèse devrait depuis longtemps être fait) et, grâce à la technique dent bleue, tu fais glisser le livre que tu veux me prêter de ta liseuse à la mienne. C'est doux, c'est fluide et, je dois dire, assez sexy.- Qui ? La manœuvre ou moi ?

Des beaux moments sur le métier d'éditeur, cette ambiance très "Paris rive gauche", où le monde du livre traîne dans les mêmes cantines le midi, les rencontres avec les auteurs "maison", et puis la relève, la jeunesse qui arrive, la révolution en marche avec l'arrivée de cette drôle de machine, la liseuse, et les bouleversements du numérique.

Un bon moment de lecture donc, mais je ne peux m'empêcher de parler en plus ici de mon expérience avec la liseuse.
Oui, j'avoue, j'ai craqué, j'ai acheté une liseuse, ou plutôt dans mon cas un "'ereader", qui me permet de lire, mais aussi d'écouter de la musique, de regarder des vidéos ou de stocker des photos. Principalement pour pouvoir lire en VO. Oui ça fait peut-être un peu snob de dire ça, mais je dévore pas mal de littérature pour ado/jeunes adultes, le plus souvent des séries, et je n'ai pas la patience d'attendre leur traduction ! Quand elle existe... Je parle ici de romans donc, mais c'est le cas pour beaucoup de documentaires aussi. Et les livres numérique Outre-Atlantique sont à des prix défiant toute concurrence quand même...
Et puis on commence à sérieusement manquer de place à la maison.
Et puis j'ai une âme de "geekette".
Et puis, et puis.
Bref. Je ne voulais pas d'un "Kintruc", ou "Kopabo" pour ne pas dépendre des géants du livre en ligne et leurs pu.... de DRM. Je n'avais pas les moyens non plus d'acheter un "imachin", qui pourtant me faisait de l’oeil, rien que pour pouvoir lire L'herbier des fées dessus. Et oui que voulez-vous, c'est la magie de la pomme, pouvoir éditer un livre numérique uniquement lisible sur leur matériel à environ 500€ ! Ah c'est beau la culture marchande ! Bref, je m'égare et m'énerve pour presque rien.
Donc j'ai acheté une liseuse au mois de janvier, je l'ai vidée des petits fichiers qu'il nous mettent gentiment dedans gratuitement mais qui sont inintéressants au possible, j'ai acheté un petit polar de derrière les fagots chez Publie.net, téléchargé un Dickens que je voulais lire depuis longtemps du domaine public, transféré un modèle de tricot sous pdf (parce que oui, c'est aussi pour ça que je voulais un liseuse, éviter d'imprimer tous ces fichiers !), une petite musique ici, une petite vidéo là, hop hop hop !

Et j'en pense quoi de ma liseuse ?

Et bien, pas grand chose les amis, parce qu'elle est tombée en panne au bout de quelques jours d'utilisation et est en réparation depuis plus d'un mois !

Alors moi je dis, le livre a encore de beaux jours devant lui, au moins il ne tombe pas en panne et il n'a pas besoin d'être rechargé !

Aucun commentaire: