vendredi 10 février 2012

Outland

O'Neil, un marshal se voit muter dans une station minière près de Jupiter. Là-bas, tout semble aller comme sur des roulettes en dehors d'une inquiétante vague d'accidents/suicides qui laisse pourtant tout le monde indifférent. Alors qu'il enquête, O'Neil découvre qu'une drogue qui, prise sur le long terme rend fou, est utilisée par les ouvriers afin d'augmenter leur rendement sous l'œil complice des autorités.


Outland réussit brillamment la conversion du polar et du western dans l'univers de la SF. Ainsi, Peter Hyams nous offre une sorte de mix spatial entre le train sifflera 3 fois (un shérif isolé qui se retrouve avec un contrat sur la tête) et Serpico (le flic seul et déterminé qui cherche a démanteler un énorme réseau de corruption qui touche même ses plus proches collègues).
Ajoutons à cela une atmosphère claustrophobique très prisée dans la SF du moment (voir Alien), renforcée par une utilisation pertinente des studios et décors minimalistes, un héros qui assume un passé que l'on devine chargé en cherchant à s'améliorer quitte à y passer, et on obtient une des meilleurs productions de l'année 81, et un très beau rôle pour Sean Connery qui porte littéralement le film sur ses épaules.


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