Kate Miller, femme frustrée sexuellement va suivre un inconnu chez elle pour faire l'amour. A la sortie de l'appartement, elle est assassinée par une mystérieuse femme avec qui elle partage sans le savoir le même psychiatre. Celui-ci mène l'enquête parallèlement à la police et au témoin du meurtre.
Quand ce Dressed to Kill sort, De Palma a déjà réalisé quelques grands films et n'a plus vraiment besoin de faire ses preuves bien qu'il n'ait pas trop abordé le genre polar, en dehors de son Obsession déjà bougrement hitchcockisant. Ironiquement, il signe un film presque hasbeen pour son époque ; avec son classique whodunit qui est autant l'apanage des polars hitchcockiens que du giallo, genre en fin de vie. Pourtant, malgré cette couleur un peu désuète, il traite sans équivoque et avec assez de nuance, un sujet polémique pour lequel le cinéma est alors encore frileux, à savoir l'identité sexuelle et en particulier le transsexualisme. Il est intéressant d'ailleurs de faire un parallèle avec le giallo qui, à la même époque, alors qu'il agonise, aborde lui aussi le chemin déviant (voir par exemple l'Eventreur de New York de Fulci). D'ailleurs, tous les codes du genre italien sont là, depuis le tueur au visage caché, ses gants en cuir noirs en passant par le meurtre à l'arme blanche (le fameux rasoir à main), jusque dans le choix des cadres et de couleurs originaux.

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