d'Hélène Gestern, aux éditions Arléa
Hélène enquête sur ses origines, sa mère est morte quand elle avait 3 ans, son père et sa belle-mère ont toujours refusé de lui en parler. Elle n'a qu'une seule piste : une vieille photo d'une femme entourée de deux hommes et deux noms. Elle passe une annonce dans Libé. Stéphane lui répond, il a reconnu son père sur la photo.
Premières lignes : La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l'homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s'il était sur le point de lui dire quelque chose.
Un roman epistolaire, bon, très bon, comme je n'en avais pas lu depuis un moment. Hélène Gestern maîtrise tous les styles : la description technique, froide pour les photos qui entrecoupent les échanges entre Hélène et Stéphane, et celui de la lettre classique, du mail et du sms. (Assez proche de La septième vague pour cela, mais en beaucoup plus fort.)
Douze photos sont décrites, douze indices dans cette enquête "haletante", douze étapes dans les relations de ceux sur la photo et de ceux qui s'écrivent, se découvrent, s'apprivoisent, entre ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui, entre un passé douloureux et un présent où tout est à venir.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire