La petit Oskar Schell a perdu son papounet dans les tours le 11 septembre. Il lui manque terriblement et en particulier les jeux de pistes qu'ils faisaient ensemble. Lorsqu'un an plus tard, il trouve un clef anonyme cachée dans un vase à l'intérieur de la penderie de son père, il va se donner entièrement à la recherche de sa serrure...
Extrêmement fort et incroyablement près, c'est d'abord l'un des plus beaux romans contemporains américains qui soit. Écrit par le jeune et talentueux Jonathan Safran Foer, l'intrigue était vue par les yeux de l'enfant, avec beaucoup d'humour et bien sûr de l'émotion. Jubilatoire, le roman savait parfaitement éviter tout pathos malgré un sujet difficile.
Pour son adaptation, le metteur en scène prend un peu le contre-pied du roman et réalise une sorte de film ultime sur le 11 septembre, très communautaire et souvent tire-larmes. Il n'en est pas pour autant mauvais, loin de là, mais le fait de changer de point de vue - ici on regarde un enfant, contrairement au livre où l'on était l'enfant - change totalement le ressenti et en fait quelque chose d'assez conventionnel et attendu.
Voilà donc un joli mélo, très bien interprété et tout à fait recommandable, reste que l'on est à des années lumière de la qualité et de la force du roman.
Bref, pour 8€, allez plutôt vous acheter le bouquin en poche, plutôt que d'aller au cinéma.

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