vendredi 18 mai 2012

Drunken Master 2 aka Combat de Maître

Je me demandais comment parler de ces oeuvres snobées, ces fameux films de Kung Fu / Wu Xia Pian que j'adore (l'aspect divertissement/combat, l'esthétique, mais aussi la part importante liée à l'apprentissage).
Alors par où commencer, dans quel ordre... Fallait-il le faire de façon plus ou moins chronologique ? Par acteur ? Bref, c'était un peu la mierda.
Et puis, pour être original et histoire de relever un défi comme je les aime, j'me suis dit que je pouvais le faire à travers certains personnages - pourquoi faire simple n'est-ce pas ?
En effet, le cinéma chinois/hongkongais regorge de "grandes figures" cultes, souvent réelles, exploitées de nombreuses fois dans le temps et qui ont rythmés les productions du genre : Wong Fai-Hung en tête, Fong Sai-Yuk, Yip Man, San Te, Chen Zhen... D'autres oeuvres, souvent indépendantes, nécessiteront quant à elles un traitement individuel (je pense entre autres à Taï Chi Master et à Tigre & Dragon...)

Commençons donc par l'immense Wong Fai-Hung.

Figure emblématique - et réelle - du 19e siècle chinois, il fut à la fois médecin, spécialiste des arts martiaux et révolutionnaire. Ces trois spécificités ont fait de lui l'un des personnages clefs de la culture chinoise, un héros humaniste toujours prêt à défendre le peuple. Ajoutons à cela deux faits d'arme mythiques : son combat seul face à une trentaine d'hommes de la Secte du Lotus Blanc et l'exploit de n'avoir jamais perdu de combat.
Il n'en fallait pas plus pour qu'il soit l'une des coqueluches du cinéma populaire chinois - plus de cent films parlent de lui - et que de grands acteurs l’interprètent : Kwan Tak Hing, Jackie Chan, Jet Li et Donnie Yen entre autres.

Drunken Master
Les griffes d'acier 

DRUNKEN MASTER 2
réalisé par Jackie Chan et Liu Chia-Liang

Les colons anglais aidés de puissants chinois avides d'argent cherchent à dérober des objets précieux chinois à travers une usine où les ouvriers sont littéralement exploités. Le jeune Wong Fai-Hung se retrouve bien malgré lui mêlé à l'affaire et dirigera bientôt la révolte - et a fortiori, atteindra la maturité.

Drunken Master 2 est la deuxième incursion de Jackie Chan dans ce rôle mythique - pour l'instant, ce sont d'ailleurs les deux seules. Ce diptyque se consacre à l'adolescence du héros et cela pour mieux permettre à Jackie Chan (40 ans à l'époque de cet opus tout de même !) de faire le pitre en faisant de Wong Fai-Hung un trublion irresponsable, pratiquant les arts martiaux en cachette avec l'approbation et la complicité de sa mère poule. De la Kung Fu Comedy donc, comme on pouvait s'y attendre.

Si Drunken Master 2 n'est pas le film de Jackie Chan le plus connu du public néophyte, il reste toutefois le plus plébiscité par les aficionados et demeure sans aucun doute l'un des meilleurs films de Kung Fu de tous les temps, malgré un scénario assez mince et l'absence de scène d'apprentissage propre au genre.
Cette véritable anthologie (best of ?) de combats toujours plus impressionnants les uns que les autres (on retiendra principalement celui de l'auberge où les adversaires se multiplient à loisir et l'énorme final dans l'usine), de festival de boxe de l'homme ivre - LA spécialité de Jackie Chan, ici au sommet de son art - et de scènes de comédie assez savoureuses, fait de ce métrage un indispensable et jouissif spectacle.
Généreux à tous les niveaux et chef d'oeuvre du genre.
A ne pas rater !


Fin du combat final : attention les yeux !

2 commentaires:

Unknown a dit…

:D J'adore les films de kung-fu moi aussi... billet très intéressant donc!! Merci pour les références!
(le dernier que j'ai vu dans le genre était "Ip man")

Lou Read a dit…

Excellent d'ailleurs ce Ip Man ! On en reparlera sans doute ici ;)