Bien peu de nouveautés.
Il faut bien admettre qu'en dehors du Dr John déjà évoqué ici, rien ou presque, ne mérite d'être mis en avant. Certes, sur la quarantaine d'albums achetés, il y a plein de disques tout à fait recommandables comme, par exemple, le Blunderbuss de Jack White, le Blues Funeral de Mark Lanegan, Le Light of the Sun de Jill Scott ou encore le Boys and Girls d'Alabama Shakes (et bien d'autres), mais ces albums me paraissent aussi sympathiques qu'anecdotiques, dans le sens où, s'ils font passer le temps avec plaisir, j'ai bien peur qu'on n'y revienne pas. Et puis y a eu aussi les déceptions comme le dernier Santigold qui, il faut bien l'admettre, ne cache malheureusement pas de forêt derrière l'immense "Disparate Youth". Enfin, on a aussi les sortis médiatisées et généreusement (aveuglément ?) chroniquées qui donnent presque envie de se pendre, du type neo-revival-folk-again-it-will-never-end avec le Radical Face et le Liz Green, ou encore l'electro bien peu original M83.
Passé ça, au rayon des nouveautés, il ne reste pas grand chose.
De fait, je privilégie ici l'originalité avec deux albums encore tout chauds qui m'ont bien emballé :
Le dernier opus des Carolina Chocolate Drops est un p'tit bijou dans son genre. A savoir : totalement barré !
On navigue au bonheur la chance entre du country roots, du cajun, du blues en allant même jusqu'à du hip-hop.
C'est frais, souvent jubilatoire et c'est fait avec amour et talent.
Faut pas s'priver !
Là encore, c'est de l'excellente came.
Pensez-vous, ce bon vieux Little Axe nous offre un disque de blues dub ! Fallait y penser.
On pouvait craindre l'indigestion, mais, en l'occurrence, ce vieux d'la vieille de Skip McDonald n'est pas le dernier des bluesmen et il nous crache un blues bien cradingue comme on l'aime et cela, avec cette rythmique si particulière issue du dub.
Pas sûr que tout le monde adhère, mais c'est 'achement bien.
Voilà pour les nouveautés.
Mais comme c'est sous-entendu, y a pas qu'ça ! Et les rééditions et autres compilations me direz-vous ?
Là, y a du lourd. En tête de liste, le fameux disque de Wendy René dont j'ai déjà parlé. Le reste, c'est deux albums sortis simultanément et consacrés aux chaudes mélodies cubaines.
Deux compiles qui se complètent parfaitement !
Consacrée à la période 48-79, cette double compile fait la part belle aux chansons oldschool, ce qui ne veut pas dire exempt d'énergie, loin de là !
C'est charmant, chaloupé à mort et d'une qualité exceptionnelle. Les titres ont été choisis avec soin et c'est donc une excellente entrée en matière. J'adhère !
Et voilà un peu la suite du précédent. Même si cette double compile pioche elle aussi dans les vieilleries, elle est bien plus axée 70's. Là, on est plus clairement dans le latin fever phéromoné à mort !
Si la précédente était parfaite pour l'apéro, celle-ci se propose comme l'idéale bande son de fin de soirée, sur la piste ou dans les draps...
Enfin, je ne pouvais décemment pas parler de musique sans évoquer un disque, un ovni sur ce blog.
Il fait parti de cette catégorie mal nommée "musique pour enfants". Je le dis tout net, j'aime pas la musique pour enfants et, pire encore, je trouve qu'elle ne devrait pas exister. Il n'y a pas d'âge pour la musique, il n'y pas de musique pour des tranches d'âge ou communautés spécifiques... M'enfin, ce n'est que mon avis.
Toujours est-il qu'il y a ce disque fort sympathique qu'il me faut promouvoir, non pas sous la pression familiale, mais bien parce qu'il est très bon et que, ma foi, si pour les vacances, vous voulez faire plaisir à vos mômes pendant les longs trajets de voiture sans avoir envie de bousiller votre lecteur cd et de défenestrer vos gosses, voilà un album que vous devez acheter.
Conte musical, "Bons cailloux de Crocassie" est avant tout un spectacle qui a beaucoup tournée depuis deux ans et mettant en avant deux ogres qui en ont marre de bouffer des cailloux et qui vont parcours l'Europe pour profiter des mets locaux. Mais ce sont des immigrés alors, évidemment, on les renvoie au pays - les allusions politiques sont évidemment pas du tout fortuites. Malgré, le sujet, c'est très drôle et d'une grande richesse musicale (thèmes très variés selon les pays rencontrés). La formule d'usage veut qu'il plaira autant aux petits qu'aux grands.
Mention spéciale, très personnelle, pour "Pimienta, la reine de la fiesta"
Mention spéciale, très personnelle, pour "Pimienta, la reine de la fiesta"

