de Caterina Bonvicini, chez Gallimard
Un groupe d'amis est frappé pour la deuxième fois par la même tragédie : après Diana, c'est à Lisa que l'on diagnostique une tumeur au cerveau.
Extrait (qui n'a rien à voir avec le reste du livre, mais que j'ai beaucoup aimé) : Je n'avais aucune idée de ce à quoi ressembleraient ces murs, mais je savais déjà de quelle couleur j'allais les peindre. Je pensais à une étagère en aluminium pour mes livres préférés : une colonne verticale à mettre à côté du canapé. Un nouveau canapé, naturellement. Un trois places cette fois, en vue d'un magasin plus grand. Et un frigo coloré : bleu, pourquoi pas. Ou jaune. Et aussi une machine à café, avec des dosettes. Une librairie blanche avec des étagères toutes décalées et un classement incompréhensible uniquement par celui qui l'a mis au point. Le libraire doit bien servir à quelque chose. Trop facile d'évoluer comme dans un supermarché, avec les pancartes qui indiquent les types de produit. Chez moi, non. Il faudra faire un petit effort, désolée.
Un beau roman sur l'amitié. Une première partie émouvante qui m'a beaucoup touchée, un groupe d'amis qui se connaissent depuis toujours, la maladie qui frappe, mais ça ne fait pas mélo.
Par contre après... Il y a comme une coupure de rythme, on suit un autre personnage, Ben, qui m'a fortement déplu. Et la lecture devient laborieuse, on saute des pages, on espère retrouvés ceux du début. C'est maladroit, froid, et ça ne repart pas, malheureusement.
