Lei Li est un jeune et talentueux sabreur qui a tendance à horripiler le légendaire mais secrètement vil Maître Long. Celui-ci va donc le piéger, obligeant Lei Li à se couper le bras. Désormais serveur anonyme ne voulant plus entendre parler de sabre et/ou d'art martial, les circonstances vont toutefois l'amener à rempiler.
Voilà le 3e et mythique volet de la toute aussi mythique trilogie du Sabreur manchot.
"Exploitation" j'écris ton nom, "cinéma Bis", j'admire ton vice !
Après le pistolero aveugle, le bibliothécaire super-héros, le marathonien unijambiste (nan j'déconne), here comes... le sabreur manchot ! J'attends avec impatience une trilogie de Kung-Fu avec un moine shaolin chevelu, eunuque et père de quintuplés super-sayens, ou mieux encore, le Dalaï Lama dans Expendables 3.
Mais face à ces désirs cinéphiliques fous, assez bien symbolisés par l'image ci-dessous emprunté à l'ami Steeve, il convient d'être un peu sérieux...
Avouez que ça fait rêver...
Si aujourd'hui, ce volet est aussi culte, c'est un peu grâce à Tarantino qui, avec son Kill Bill vol.1, a réutilisé, entre autres, le concept du sabreur solitaire face à plusieurs dizaines d'autres...
Pour autant cette Rage du tigre a une histoire assez singulière : dernier volet d'une trilogie, il relève peu ou prou de l'auto-remake du 1er, une sorte de reboot, pour utiliser une image parlante d'aujourd'hui. Pour la peine, on change un peu l'intrigue, histoire de n'pas endormir tout l'monde, on change d'acteur aussi et puis roule ma poule. Évidemment, on garde le concept - déjà énorme - du sabreur manchot.
Pour le reste, trois parties comme d'habitude: une première où le sabreur possédant ses deux bras se la pète en sauvant le monde jusqu'à ce que, piégé, il se coupe lui-même le bras, une deuxième, la plus longue et la plus sympathique, où l'on découvre la vie - presque - banale du héros devenu un serveur qui étonne tout le monde par sa dextérité malgré son handicape, et enfin, la vengeance où il prouvera qu'avec un seul bras, on peut être efficace (les branleurs savent de quoi je parle).
Fan d'imagerie rétro un peu cheap avec zooms en cascade, rires démoniaques, maquillages outranciers et logo Shaw Brothers, ce métrage est fait pour vous. Pour les autres, les combats sont assez chouettes pour capter votre intérêt donc au final, que demande le peuple ?

