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mardi 7 septembre 2010

Ring



Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d'une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard. Après le décès de sa cousine Tomoko Oishi, Reiko Asakawa, une jeune journaliste, enquête, mais très vite le maléfice la rattrape.





Bon, après revisionnage, certaines choses qui me dérangeaient, ne me dérangent plus. Par contre, les bons points ont eux un peu souffert...
Globalement, on pourrait croire que l'équilibre est conservé mais la notation est quand même revu à la baisse.
D'abord, j'avais souvenir d'un film de qualité presque téléfilmesque et en l'occurrence, c'est pas le cas. Certes, on sent que c'est un peu fauché, mais ce n'est pas choquant ; disons que l'on est dans la série B. Sentiment renforcé par des trucages faits à coup de coupes/insertions d'images vieillies et amenés avec les mêmes gimmicks sonores (certes un peu répétitif).
De même, le jeu d'acteurs m'avait un peu gonflé alors qu'il est en général convenable, le problème étant plutôt dans la direction d'acteur et dans des dialogues foireux (certaines phrases du fiston sont souvent irréalistes).
Cependant, pas de changement d'avis quant à l'ennui provoqué régulièrement. Si les mises à mort et le mystère planant du début est assez prenant (le pitch est effectivement efficace), on s'emmerde assez vite. Le point culminant étant le voyage dans l'île et sa scène de plage ridicule. On se rend compte d'ailleurs à ce moment-là que l'enquête n'a pas été construite comme il faut dans le scenario. A croire que le réal avait des scènes en tête et qu'il les a relié pour des raisons obscures. Ainsi, les choix et décisions du couple d'enquêteurs tombent souvent comme un poil de cul dans un bol de corn flakes. C'est quand même gênant sachant que le gros du film est un polar.
Cela étant, on a la fameuse descente dans le puits qui est vraiment bien foutue ; on sent bien la fatigue accumulée, le stresse des minutes qui passent. Le puits ne se vide pas en 2 secondes non plus, bref, ça fonctionne très bien. Et puis faut avouer qu'il est touchant de voir cette nana faire un câlin à un cadavre totalement décomposé sans être horrifiée ni dégoûtée (chose que l'on retrouvera dans Dark Water, avec le câlin mère/fille pourrie). Et puis, cerise sur le gâteau, on a la fameuse sortie de téléviseur qui fonctionne à merveille même après plusieurs visions.
Le final est par contre hyper décevant ; l'explication de la copie comme solution de survie, si ça a une certaine portée (une chaîne/malédiction sans fin), ça relève beaucoup de l'astuce scénaristique pour retomber sur ses pattes.
Bref, un film qui garde pour lui une bonne idée de départ et quelques petites scènes fort réussies. Le revisionnage est par contre sans pitié pour le fonds qui en prend un coup et pour la tension cette fois totalement absente.
Si la 1ère vision m'avait laissé un avis globalement positif sur le métrage, celui-ci atteint tout juste la moyenne à la 2e... Dommage !

Dark Water

Yoshimi, jeune mère d'une petite fille de 6 ans, Ikuko, vient de divorcer. Elle décide d'emménager dans un appartement plus grand...mais insalubre, dans un immeuble qui ne l'est pas moins. Et ce n'est pas les bruits de pas dans l'appartement du dessus, inoccupé, qui vont la rassurer. D'autant plus qu'elle doit se battre pour la garde de sa fille face à son ex-mari déterminé, elle doit retrouver du travail et être une bonne mère. Petit à petit, elle perd pied...




Tout simplement l'un des plus beau film qu'il m'ait été donné de voir.
Alors effectivement il y a 2 écoles : ceux qui préfèrent Ring et ceux qui préfèrent Dark Water.
Personnellement le choix est vite fait car même si on ne prend pas en compte l'histoire, c'est mieux réalisé, mieux joué, mieux découpé et l'image est splendide dans ce dernier, mais je trouve surtout que la question n'a pas vraiment à être posée ; malgré les similitudes scénaristiques, on est pas dans le même registre et ça a été très bien dit précédemment.
Ici, on a un drame familial assaisonné de sobres moments de terreur/tension alors que Ring est clairement un film d'épouvante mâtiné de drame. Donc l'entreprise/le but est tout à fait différent et du coup, la portée l'est aussi !
D'ailleurs, je trouve assez exceptionnel d'avoir réalisé un tel film qui, de part son statut "drame psychologique" est à même de toucher tout le monde alors que Ring est destiné au public amateur de sensations fortes.
De toute façon, dans les deux cas, on aura droit à une scène d'une puissance rare : l'horriblement émouvante scène pré-final de l'ascenseur pour Dark Water, et la scène finale de la télé pour Ring.
Le seul problème si j'ose dire, c'est : que va-t-il pouvoir faire après un film qui s'impose nettement comme l'œuvre ultime de la maturité ?