Pas de bol pour le brave Francesco, rentier et taxidermiste : sa copine vient de mourir à cause d'un rite vaudou perpétué sous les ordres de sa gouvernante jalouse. Ni une ni deux (ni trois d'ailleurs), le bel italien s'en va déterrer la miss et l'embaumer pour la garder à ses côtés. C'est beau. Seulement, Francesco a beau aimer d'amour son Anna, pas question de coucher avec - la paille, ça pique - alors il couche avec d'autres demoiselles juste à côté d'elle, et bizarrement, celles-ci ne sont pas très excitées à cette idée...Beaucoup de bons points pour ce film ; depuis la réalisation et la photographie classieuses (ce qui n'est pas forcément le propre du gonze), la thématique sombre que je trouve bien abordé, le final prévisible mais honnête, La BO des Goblins et évidemment les scènes gores vraiment réussies et assez crédibles (alors qu'on aurait pu craindre le pire avec le temps).
Cependant, le film souffre d'un sérieux poids mort : le héros. Joué par l'un des plus anti-charismatiques et mauvais acteurs que D'Amato ait pu trouver sur un marché pourtant pas avare en la question, il plombe méchamment le film, d'autant qu'il le porte presque sur ses seules épaules. A cela s'ajoute la incohérence touch', certes toute bisseuse mais quand même, sur un sujet aussi sérieusement traité et potentiellement fort, c'est vraiment dommage ; entre le coup du "je laisse l'auto-stoppeuse dans ma caisse pendant que j'vais embaumer ma nana juste à côté", le virage criminel que Francesco prend subitement, et bien sûr le personnage des pompes funèbres, détective du dimanche dont les motifs restent bien obscures... Bref... Des broutilles...
Pas de quoi ranimer un cadavre me direz-vous ! Ben, un peu quand même, car l'ambition du projet et sa réussite formelle méritait mieux et franchement c'était faisable. Mine de rien, le D'Amato était quand même à deux doigts de nous réaliser un très très grand film...
Bah ! Le monde de l'exploitation est bourré de ce type de déceptions et ça n'empêchera pas les amateurs dont je fais parti d'apprécier cette œuvre qui va courageusement et non sans talent au bout de son postulat initiale.
Pas de quoi ranimer un cadavre me direz-vous ! Ben, un peu quand même, car l'ambition du projet et sa réussite formelle méritait mieux et franchement c'était faisable. Mine de rien, le D'Amato était quand même à deux doigts de nous réaliser un très très grand film...
Bah ! Le monde de l'exploitation est bourré de ce type de déceptions et ça n'empêchera pas les amateurs dont je fais parti d'apprécier cette œuvre qui va courageusement et non sans talent au bout de son postulat initiale.
