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lundi 13 février 2012

Dikkenek

Selon la définition donnée en introduction du film, "Dikkenek" serait l'expression bruxelloise désignant un "gros cou" (traduction littérale du néerlandais), un vantard, une "grand gueule", un ou une "monsieur ou madame je-sais-tout"






Aïe...
Pour ceux qui se demandait si tout ce qu'offrait le cinéma belge était bon, voilà sans doute le triste preuve que non. Si l'on passe les quelques bons moments que Dikkenek nous offre (si si, il y en a) et cette espèce de cruauté attachante propre au cinéma belge, on sent trop le désir du réalisateur de vouloir faire une oeuvre culte en oubliant qu'il ne suffit pas de filmer une bande de losers plus ou moins désagréables pour que ce soit le cas - la palme de la faute de goût revient sans doute au fait de proposer un personnage pastiche du mythique Begbie de Trainspotting (qui lui pour le coup, mérite amplement son statut de culte), quoique l'accent poussé au maximum de François Damiens est pas mal non plus dans le genre.

Bref, pas de quoi être satisfait de cet assemblage de scénettes qui foirent 2 fois sur 3 et dans lesquels des acteurs de talents se sont perdus. Certes, ils ont l'air contents d'être là... Tant mieux pour eux. Nous, devant l'écran, on l'est beaucoup moins.
Bien sûr, ça se regarde - qu'est-ce qui ne se regarde pas d'ailleurs ? - mais la déception est de taille !