Agent fédéral mexicain, Machete est un dur à cuire n'obéissant qu'à son sens de la justice. Malheureusement, son esprit d'indépendance va causer l'assassinat brutal de sa famille et le laisser pour mort. Mais le matou revient... Traversant la frontière avec ses couilles et sa machette, il se retrouve vite mêlé à la communauté clandestine du Texas. On lui propose de buter un sénateur réac contre une jolie somme d'argent ; évidemment c'est un piège pour faire grimper les sondages et Machete devient vite la cible à abattre. Mais Machete est increvable, guéri ses plaies avec des œufs au plat et se jette des immeubles accroché à un intestin..."They just fucked with the wrong mexican"
En 2007, Roberto Rodriguez nous avait emballé avec son film de zombies bisseux, Planet Terror, hommage vibrant aux pelloches nanaresques 70's/80's qui pullulent dans les bacs des Cash Converter. Même recette avec son Machete, au départ fausse bande annonce jubilatoire et déjà culte accompagnant la sortie "Grindhouse" de Planet Terror et de Death Proof. développé ici sur 1h30 de fusillades et de bimbo lascives au look savamment étudié.
Tout n'est que posture ; faut que ce soit cool, drôle et excitant. Comme c'est Rodriguez au commande, le pari est évidemment réussi avec qui plus est, une petit satire politique en bonus - faisant un peu le lien avec les films de Romero.
A l'instar de son prédécesseur grind', on peut bien sûr se poser la question du devenir de ses néo-bisseries à l'usage essentiel des geeks, où l'on gratte numériquement les bandes, où les clins d'œil se succèdent à la vitesse des balles d'une mitrailleuse vissée à même le guidon d'un chopper et où tout le monde est totalement cool.
A vrai dire, on s'en tape, pour la simple et bonne raison qu'on est dans la série B décomplexée, fun, sans véritable volonté artistique, crée uniquement pour assouvir nos plaisirs cinéphagiques les plus régressifs. Bref, alors qu'on surfe sur la mode rétro des bandes annonces ultra efficaces et risibles des années 80, ce cinéma de Rodriguez rentre en parfaite harmonie avec cette production d'exploitation charmante disparue. Même si le second degré est de mise et que pas une seconde on se prend au sérieux, conscient d'essayer de créer un nanar volontaire "à la manière de", on peut espérer que ce cinéma pop-corn nostalgique et jubilatoire continu à montrer régulièrement sa petit tête tant on passe un bon moment (même si on n'est pas dupe un seul instant sur le fait que l'on nous brosse dans le sens du poil avec une certaine complaisance). Bref cet entertainment pur et dur, j'en redemande !
Donc on s'éclate totalement devant cette série B - toutefois un peu longue - au casting qui poutre, aux répliques qui tuent et au sang qui gicle (mention spéciale à la scène de l'intestin et du coupe-fil qui m'a fait hurler de rire, ainsi que ma femme).
Pis faire de Dany Trejo le working class hero du 21e siècle, le mec qui tombe les filles comme les têtes, c'est poser les couilles sur la table pendant une assemblée sénatoriale ; c'est culotté et j'aime ça.
Pis faire de Dany Trejo le working class hero du 21e siècle, le mec qui tombe les filles comme les têtes, c'est poser les couilles sur la table pendant une assemblée sénatoriale ; c'est culotté et j'aime ça.
Pour clore cette chronique, je me permet de citer l'ami Camif qui résume avec talent ce petit film : "Machete, c'est Fonzy, mais en mieux !"

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