mercredi 5 janvier 2011

Lady Snowblood

La mère de Yuki accouche en prison alors qu'elle n'a pu se venger de tous les tortionnaires qui l'ont violé et qui ont assassiné son mari. Morte presque en couche, elle laisse à sa fille la mission de terminer le travail. Yuki passera donc sa vie à s'entraîner et à rechercher les coupables...





Construit autour de plusieurs chapitres incluant à la fois des flash-backs (sur la passé tragique de la mère, sur l'entraînement de la petite Yuki...) et la vengeance de l'héroïne, l'organisation de la trame est un modèle scénaristique impressionnant - qui inspirera Tarantino pour son Kill Bill (en plus de presque l'intégralité du scenario d'ailleurs).
Servi de plus par une mise en scène sublime, bien qu'assez "sage" par rapport à d'autres films contemporains plus pop, qui mise sur un graphisme travaillé (contraste de la blancheur neigeuse et des geysers de sang, ainsi que des tenues des personnages), ce film est visuellement très beau, d'autant que les différents combats sont bien restitués.
L'histoire, reposant sur un post-it, est de son côté agrémentée d'un sous-texte historico-politique très riche et intéressant, ce qui donne à l'œuvre une plus-value non négligeable.


Reste que globalement, Lady Snowblood est presque trop didactique et verbeux. Ainsi, alors qu'on pouvait s'attendre à un film plus tourné vers l'action, on se retrouve souvent un peu déçu par des développements trop longs. Sans forcément s'ennuyer, on aimerait parfois que ça s'accélère un peu à l'instar d'autres réalisations du même genre.
C'est donc clairement une œuvre qui cherche à transcender le simple film de vengeance mais perd parfois un peu le spectateur dans une démarche intellectuelle peut-être trop poussée (et c'est moi qui dit ça !).


Ceci-dit, ça reste un grand film porté par la superbe Meiko Kaji toujours aussi charismatique.

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