1988 : Manhattan toute entière devient une prison de haute sécurité ; des murs sont érigés tout autour de l’île, des mines sont dispersées et la police veille. En 1997, lors d’un voyage diplomatique, l’avion du président est détourné et s’écrase sur Manhattan. Snake Plissken, ancien militaire devenu hors-la-loi, est dépêché pour ramener le président en échange de sa liberté (et de sa vie). Il a 24 heures...
Il y a de grands réalisateurs qui ont réalisé de grands films, mais qui seront toujours de petits réalisateurs de petits films aux yeux du monde. La raison ? Leur appartenance et leur fidélité au monde du film de genre. Et c’est pour ça qu’on les aime !
Carpenter est de ceux-là et, contrairement à son pote Cronenberg (cité d’ailleurs dans le film), il ne changera pas de ligne directrice, quitte à être définitivement boudé par le reste du monde. A ce niveau-là, il est plus à rapprocher de son autre pote, Romero (lui aussi cité), jusque dans cette façon de faire des films de série B très personnels. Quasi de la série B d’auteur car, à l’instar du maître incontesté des zombies, Carpenter fait dans le divertissement politisé…
Escape from New York se situe en plein dans la grande période du réalisateur, celle ou pendant près de 10 ans, il ne va réaliser que des œuvres importantes pour le genre. Celui-ci, avec Mad Max 2 de George Miller sorti la même année, va être l’un de pilier du film d’anticipation actionesque plus ou moins post-apocalyptique.
L’un est urbain, l’autre désertique mais les deux partagent des éléments communs comme ce héros individualiste (issus du western italien) qui va aider une population opprimée d’abord pour son propre intérêt puis, petit à petit par humanité. De même, on retrouve cette même imagerie esthétique au niveau du look punkoïdo-cromanionesque des personnages ; les fameux crazies vivants dans les égouts, du film de Carpenter, aurait sans mal trouvé leur place dans celui de Miller.
En revanche, Escape from New York est aussi très ancré dans la culture cinématographique américaine avec des références évidentes pour les films d’évasion (bien que celle du film se révèle finalement très simple et courte par rapport à ce que l’on pouvait attendre avec un tel titre) et le vigilante tel que les bronsoneries réacs de l’époque.
Reste que Carpenter est un anar revendiqué et son Snake Plissken, trublion et éternel rebelle, la personnification de ce courant de pensée. L’ironie du final et son implacable façon de mettre dos à dos toutes méthodes et types d’organisations politiques finit de poser le film comme un acte de rébellion assumé. Le final de sa tardive suite, Escape from L.A., ira d’ailleurs encore plus loin dans le genre.
Divertissement spectaculaire loin d’être con, Escape from New York rempli son objectif et cela, même trente ans plus tard (peut-être même plus encore). Les scènes d’action fonctionnent toujours parfaitement, les effets spéciaux, idem, et le casting aux petits oignons avec les gueules inoubliables de Lee Van Cleef, Ernest Borgnine ou encore Donald Pleasence donne au film un cachet indiscutable. Bien sûr, on oubliera pas la cultissime musique électronique écrite par Carpenter himself et le charismatique Kurt Russell tout en cynisme et en réparties, qui n’est pas sans rappeler le plus mythique des porteurs de poncho, l’homme sans nom - jusque dans sa façon de fumer.
Carpenter est de ceux-là et, contrairement à son pote Cronenberg (cité d’ailleurs dans le film), il ne changera pas de ligne directrice, quitte à être définitivement boudé par le reste du monde. A ce niveau-là, il est plus à rapprocher de son autre pote, Romero (lui aussi cité), jusque dans cette façon de faire des films de série B très personnels. Quasi de la série B d’auteur car, à l’instar du maître incontesté des zombies, Carpenter fait dans le divertissement politisé…
Escape from New York se situe en plein dans la grande période du réalisateur, celle ou pendant près de 10 ans, il ne va réaliser que des œuvres importantes pour le genre. Celui-ci, avec Mad Max 2 de George Miller sorti la même année, va être l’un de pilier du film d’anticipation actionesque plus ou moins post-apocalyptique.
L’un est urbain, l’autre désertique mais les deux partagent des éléments communs comme ce héros individualiste (issus du western italien) qui va aider une population opprimée d’abord pour son propre intérêt puis, petit à petit par humanité. De même, on retrouve cette même imagerie esthétique au niveau du look punkoïdo-cromanionesque des personnages ; les fameux crazies vivants dans les égouts, du film de Carpenter, aurait sans mal trouvé leur place dans celui de Miller.
En revanche, Escape from New York est aussi très ancré dans la culture cinématographique américaine avec des références évidentes pour les films d’évasion (bien que celle du film se révèle finalement très simple et courte par rapport à ce que l’on pouvait attendre avec un tel titre) et le vigilante tel que les bronsoneries réacs de l’époque.
Reste que Carpenter est un anar revendiqué et son Snake Plissken, trublion et éternel rebelle, la personnification de ce courant de pensée. L’ironie du final et son implacable façon de mettre dos à dos toutes méthodes et types d’organisations politiques finit de poser le film comme un acte de rébellion assumé. Le final de sa tardive suite, Escape from L.A., ira d’ailleurs encore plus loin dans le genre.
Divertissement spectaculaire loin d’être con, Escape from New York rempli son objectif et cela, même trente ans plus tard (peut-être même plus encore). Les scènes d’action fonctionnent toujours parfaitement, les effets spéciaux, idem, et le casting aux petits oignons avec les gueules inoubliables de Lee Van Cleef, Ernest Borgnine ou encore Donald Pleasence donne au film un cachet indiscutable. Bien sûr, on oubliera pas la cultissime musique électronique écrite par Carpenter himself et le charismatique Kurt Russell tout en cynisme et en réparties, qui n’est pas sans rappeler le plus mythique des porteurs de poncho, l’homme sans nom - jusque dans sa façon de fumer.
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