samedi 7 juillet 2012

Le Magnifique

Huit nouveaux secrets du Kung-fu ont été mis au point par huit grands Maîtres mystérieusement disparus. Hsu Yin en détient la description, mais de nombreux clans rivaux la convoitent.







Non non, je n'évoque pas ici le film de Bebel - vous m'prenez pour qui franchement ? - mais l'un des premiers films de Jackie Chan en tant que tête d'affiche en 78.
Pour lui, c'est l'année qui va le lancer car il tournera pas moins de 7 films la même année dont les indispensables Hyène intrépide et surtout le Maître chinois qui connurent une succès fou et permirent à ce bon vieux Jackie de devenir celui que nous connaissons tous aujourd'hui.
Je ne sais pas dans quel ordre ces 7 films ont été réalisés, reste que celui-ci est assez bas-de-gamme et très oldschool (on retrouve d'ailleurs un générique à la Shaw Brothers avec une démonstration des capacités du héros ainsi qu'une sorte de résumé du film que nous allons voir). Pour le reste, on a droit à des combats très chorégraphiés et "lents" histoire que le spectateur puisse jouir des performances, peu d'utilisation du décors propre aux films de Jackie Chan, humour principalement verbal, misogynie d'époque, etc. Je passe sur la qualité de l'image qui sent bon la non-restauration, voire le transfert direct de la vhs au dvd.

L'histoire tient sur un post-it même si l'on suppute énormément de coupes lors de l'exportation du film, quoi que je n'en trouve pas de trace écrite (si vous avez plus d'info, je suis preneur). En effet, à plusieurs reprises, les allers et venues de Jackie Chan ne sont pas justifiées et quelques événements débarquent de façon assez inattendus. On comprend vite que tout a été mis en œuvre - avec des ciseaux - pour proposer quasi exclusivement des combats sur 1h30. De fait, ça n'arrête pas une seconde et heureusement, si j'ose dire, car le reste ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste. La plus grosse déception vient peut-être aussi de l'absence d'entraînement qui est quand même l'une des pierres angulaires du Kung-Fu-Pian et qui fera d'ailleurs tout l'intérêt du film Le Maître chinois.
 Bref, on s'amusera surtout de la gueule de poupon (et la coupe de cheveux) de ce bon vieux Jackie.
Du cinéma patrimonial en quelque sorte !

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