vendredi 6 juillet 2012

Terrienne


de Jean-Claude Mourlevat, chez Gallimard jeunesse


Tout commence sur une route de Campagne. Anne a reçu un étrange message de sa soeur Gabrielle disparue depuis1 an. Accompagnée par un écrivain rencontré en faisant du stop, elle bascule alors dans une monde parallèle, où les habitants ne respirent pas, ne sourient pas, n'éprouvent aucune émotion.





Premières lignes : Etienne Virgil n'allait pas bien quand il fit la rencontre, au début de l'automne, de cette jeune fille qui s'appelait Anne Collodi.Elle tendait le pouce sur la route départementale 8 entre Saint-Etienne et Montbrison, dans ce secteur qu'on nomme ici la Plaine. Plus loin, vers l'ouest, il y a les monts du Forez. S'il fait beau, on les voit devant soi, à l'horizon, vert sombre et bleutés, et on se dit forcément qu'on devrait y aller, que ça a l'air très beau. Mais ce matin-là, on ne les voyait pas, le ciel était gris et bas. Il bruinait.


Roman très contemporain, placé sous le signe de Barbe bleue et Euridice.  J'avais été transportée par Le chagrin du roi mort et surtout Le combat d'hiver. Ici, je suis un peu déçue, un peu seulement. Il m'a manqué un je-ne-sais-quoi, un peu du "lyrisme" des précédents ? un peu "d'intemporalité" ? Bien qu'il y ait toujours autant d'humanité. Bref, je crois qu'il était trop terrien pour moi. 

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